mardi 10 novembre 2009

ONZIEME JOUR : LA MARCHE




Le fil barbelé n’est qu’à quelques pas mais il faudra marcher longtemps à travers la forêt et se méfier entrer dans la zone interdite, elle marche ses pas disparaissent dans le sable elle marche en se signant c’est une procession au milieu des ruines et des bois brûlés ne faites pas de bruit la milice pourrait nous entendre et son cabas rempli de cadeaux cogne et cogne contre sa cuisse cette femme est une ombre qui se fraie un passage entre les ronces, « avant l’accident il y avait la vie ici » psalmodie-t-elle en crachant la fumée entre ses ongles noirs elle glisse et s’enfonce sur le chemin de lune et tandis que la bruine l’absorbe, Lubov raconte le jour où l’homme du village tua sa mère alors qu’il était saoul, ne se rappelant plus trop le lendemain où il avait mis le corps.

1 commentaires:

  1. Bonjour,
    Bravo pour votre blog que je suis avec attention depuis le jour 4.
    Pouvez-vous svp faire un effort sur la ponctuation pour augmenter la lisibilité ? :)
    Bonne continuation
    RépondreSupprimer