





Vous avancez dans la zone interdite vous regardez le ciel en couvercle vos yeux dans les orbites de Poliske au cœur de la zone, les roues
sur le bitume traces noires, vous avancez et les briques le goût de métal déjà là, vous grimpez marche après marche le béton colle à vos pas
barrière ouverte vos yeux tournent à gauche la chambre de l’enfant aux murs en fissures quand le vent le vent, vos pas sur le parquet
trempé des ruines vous avancez vos yeux à gauche vous avancez vous tournez la ville ce dépotoir qui inonde, vous marchez montez pas à
pas la chambre éclatée un trou dans le mur sur la forêt vous montez d’un étage les yeux ils ont tout pris
l’odeur pétrifie, vous montez pas à pas les yeux à gauche droite la chambre et votre corps vous pousse contre chaque mur le plâtre colle
à vos lèvres, vous grimpez et vos semelles butent contre les marches vos pas halètent yeux à gauche, et les immeubles de Poliske
entrent dans votre crâne ce sont des ruines béton en vrac les pillards s’enfuient et vos pas, vous avancez regard à gauche la tête d’éclats
de verre criblée les ruines, devant vous traces noires imbibées, vous avancez grimpez contre les ruines et vos yeux sont gonflés d’eau vous
tournez montez pas à pas vos dents sur le béton vous longez le couloir vos bottes en débris la chambre à gauche, vous montez étage vous
tournez les portes donnent ici sur le vide, vous avancez cerveau ciment craquelé et il suffirait de peu pour connaître l’envol.