mardi 23 février 2010

SEPTIEME JOUR : LOUGOVIKI




Elles ne dorment plus seules sur la rive.

La sonnerie se mêle aux projections de boue et Vitali parle de l’ennui la solitude les rêves tordus il raconte le jour où il s’était pendu au toit de sa maison le voisin approchant en courant, les roues de biais enlisées quand Rita hurle à l’autre bout de la ligne les flics passent chaque jour près du fil barbelé pour vous attraper quand Piotr derrière évoque le soir où le milicien pointa son doigt sur nous l’éclat de métal dans ses yeux vous verrez je vous attendrai avec mon arme de l’autre côté, la crasse sous nos pas quand le fils hurle dégagez la mère alarmée il va sortir avec sa hache vous découper, l’eau noire dans nos nez quand Vadim dit paniqué des hommes m’ont vu sur votre blog la vidéo du cinquième jour je disparais, la terre meuble sous nos ongles quand Igor dit le type grilla comme un cochon pendu par les pieds quand l’homme aux mille clés d’acier la tête entre ses mains insiste et frappe du poing, n’y pensez plus.


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